2018 - Le Carême au Berceau

CAREME 2018

 

C’est l’année B. En correspondance avec la sélection des textes à partir du 3ème dimanche[1], nous avons choisi comme thème de tout notre Carême, l’énoncé suivant :

« Passer de la mort à la vie »

Toute notre réflexion se fera autour du verbe « Vivre » ou du substantif « Vie ».
On prendra les sous-thèmes suivants appliqués à chaque dimanche :

1° Une vie tiraillée
2° Une vie révélée

3° Une vie recentrée

4° Une vie guérie

5° Une vie nouvelle

 

L’Equipe de Liturgie a décidé de mettre les fauteuils de présidence du côté opposé et de laisser l’espace de l’estrade libre. Un tissu violet ornera la Croix, l’Autel, l’Ambon.


Pour la demande de pardon et l’oraison indiquées sur la feuille dominicale, les célébrants se tourneront vers la croix et se remettront face au peuple quand on s’assoira.


Sur l’estrade nue, au pied de la croix, on pourrait mettre :

 

1° Le premier dimanche : un vase brisé,

2° Le deuxième dimanche : une grande reproduction du Transfiguré,

3° Le troisième dimanche : une grande reproduction du mur des Lamentations,

4° Le quatrième dimanche : un éclairage de la croix, nouveau serpent de bronze, (par en bas)

5° Le cinquième dimanche : une corbeille d’épis de blé ou écrire en fleurs : VIVRE.

 

 

NB : chaque objet sera changé chaque dimanche.

 

 

L’équipe de Liturgie

Sr Frédérique

PP Fréderic

     Bernard

     Jean-Pierre

 

 

 

Pour les feuilles dominicales (sur la page habituellement des annonces du dimanche seul) et inspirer le Célébrant s’il le désire, quelques méditations pour notre Carême

 

 

 « Passer de la mort à la vie »

Premier dimanche de Carême : une vie tiraillée et remise à neuf

              St Marc nous offre un récit très condensé de la tentation, un récit bref, suggestif et pittoresque. Après son Baptême, véritable jet de lumière, Jésus rentre dans une zone d’ombre : « Aussitôt, l’Esprit le pousse au désert ». Il refait le parcours de son peuple qui, délivré par le passage de la Mer Rouge, doit traverser le désert du Sinaï, symbolisé ici par celui du sud de la Palestine. C’est le temps de l’épreuve, du nouvel exode. C’est un véritable itinéraire spirituel qui continue celui de toute l’humanité confrontée, elle aussi, à maintes épreuves, à beaucoup de tentations. Les bêtes sauvages sont parlantes mais les anges qui servent sont aussi éloquents. Quelles sont nos aides ? Nos anges du moment ? Sûrement les sacrements, la prière et surtout la Parole de Dieu. Il faut de l’aide pour lutter contre le seul tentateur, Satan.

C’est bien notre histoire dans laquelle Jésus entre. Notre vie est confrontée au même parcours. Choisis par Dieu pour être ses filles et ses fils, baptisés et désireux d’être de vrais et bons chrétiens, nous nous heurtons souvent à la tentation, comme celles du savoir, du pouvoir, du désir de posséder, de la gloire, de l’orgueil d’un moi exagéré etc. La tentation vient de l’Adversaire qui s’oppose à l’établissement d’une authentique vie chrétienne et qui nous glisse toutes les peaux de bananes possibles et inimaginables, pour nous éloigner de Dieu. Satan est le diviseur par excellence, et il vient abimer toutes nos vies comme ce vase brisé au pied de la croix, nous rappelle nos cassures et nos ruptures. Tant de fois, nous rompons l’alliance passée avec Dieu, qui avait fortifié la nôtre comme il le fit pour Noé (1ère lecture). Tant de fois nous sommes infidèles à la parole donnée à Dieu et entre nous. 

Fragile est notre vocation chrétienne mais n’oublions pas la victoire de Jésus. Il sort vainqueur de toutes les formes de tentation même si l’épreuve est longue. Il nous rend capables du même coup, aptes à la même victoire. Le deuxième paragraphe de ce passage d’évangile est très suggestif : pour sortir de nos refus, de nos impasses, une solution est possible : imiter Jésus qui s’investit totalement dans l’annonce de la Bonne Nouvelle. Si nous faisons de même, nous sortirons de nos repliements et de nos errements pour être tout donnés aux autres et leur attente. Croire à la Bonne Nouvelle, en proclamer l’actualité et la densité, c’est reconstruire notre vie, la rendre comme neuve et participer déjà à la résurrection de Jésus, le point de mire de notre Carême, son but. Ainsi que le dit Pierre : « Le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ lui qui est à la droite de Dieu » (2ème lecture).

« Les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu »

 

 « Passer de la mort à la vie »

Deuxième dimanche de Carême : une vie révélée

Il n’est pas simple de « passer de la mort à la vie » : la rupture est forte et les conséquences collatérales sont nombreuses : souffrances, détachements, abandons, délestage des habitudes, mort à  soi-même, choix des autres, désir d’aimer, de servir, de faire le bien. On passe du culte de soi au don de soi. C’est une véritable entreprise et quelquefois, nous pouvons être si secoués que nous risquons d’être découragés  et sans ressort, abandonnant tout effort et toute marche en avant. Alors nous avons besoin de regarder ce qui nous attend.

Les apôtres ont suivi Jésus et voilà – surtout dans st Marc – que l’horizon qu’il leur promet n’est pas si simple que cela : des oppositions en tous genres surgissent, l’avenir leur paraît vite sombre et des mauvais esprits cherchent vite à le supprimer. En bon pédagogue, dès le début du chapitre 9, le Jésus de Marc sème l’espérance dans leurs cœurs. Il leur fait le cadeau de la Transfiguration. En un instant, ils ont l’expérience du but final, un Jésus métamorphosé, resplendissant, éclatant de blancheur, entouré de deux grands prophètes du passé et désigné par une voix inattendue qui prononce des paroles sublimes : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! ». Instants de grâces, de visualisation de ce qui les attend, intuition de ce qui leur permettra de vivre les plus noires parce que d’autre suivront porteuses de joie et de paix, de bonheur et de vraie vie.

 Nous avons besoin, pour descendre de la montagne et avant de retrouver la plaine de nos difficultés, de vivre de ce bonheur fugace mais bien réel vécu par les trois préférés de Jésus : Pierre, Jacques et Jean. Nous avons besoin de revivre l’expérience spirituelle douloureuse et récompensée d’Abraham. Nous avons besoin d’entendre st Paul nous dire : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ». Oui toutes ces révélations des promesses divines nous révèlent un Dieu d’amour qui nous attend, bras ouverts, cœur dilaté, esprit communiqué. Nous sommes en marche vers le bonheur durable du ciel et ce Carême rallume notre espérance : la joie est au bout des chemins les plus peineux ! Notre vraie Vie à venir nous est révélée, nous révélant sans doute de nombreuses et incroyables surprises. 

                                      

 

 

 

 

« Passer de la mort à la vie »

Troisième dimanche de Carême : une vie recentrée

Même après avoir médité sur la Transfiguration, cette sorte d’éclair fulgurant sur la divinité de Jésus, il n’est pas évident de comprendre où nous mène le passage de la mort à la vie. Il faut y réfléchir à deux fois, comme dit l’expression populaire. Le changement de Temple évoqué par Jésus peut nous y aider. Nous avons l’habitude de nous braquer sur les vendeurs chassés du temple ; ce n’est pas cette scène qu’il faut uniquement retenir mais les réflexions de Jésus quand il dialogue avec des Juifs : « Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. ». Ainsi donc, le Temple – même vénérable et vénéré encore de nos jours à travers le mur des lamentations – n’est pas l’essentiel ; Jésus bâtit un autre Temple, celui de son Corps de gloire, celui qui deviendra le Ressuscité de Pâques.

Notre vie s’en trouve recentrée. Nous ne sommes pas des gardiens de musées et de lieux saints si beaux et précieux soient-ils : nous sommes des adorateurs du Dieu vivant. Le vrai sanctuaire, c’est Jésus Christ incarné, humilié, crucifié, mis à mort et au tombeau et ressuscité. Notre vie est totalement recentrée sur Lui. Il nous précède dans notre véritable destinée, dans un état qui changera complétement notre façon d’être. St Paul nous promet des « corps spirituels » et dans le même temps, l’Eglise nous invite à croire à la résurrection de la chair, à devenir autres  qu’en ce monde mais non moins identifiable, sensibles au bonheur, à la paix, à la plénitude de la vie et de la divinité. Nous connaissons ce qui nous est promis : nous serons glorifiés, enfants de Dieu, héritiers avec le Christ, habitants du ciel, et cela éternellement… Attention  quand même à ces mots usés, répétés, galvaudés peut-être ; ils nous indiquent une réalité qui sera toute surprise, toute découverte et au-delà de toute imagination.

Vous comprenez pourquoi c’est un véritable recentrage. Les choses terrestres nous éparpillent, nous égarent, sans compter nos soucis et préoccupations, nos défauts et péchés. Le Carême et ce passage de l’évangile de st Jean ont le mérite de nous recentrer sur l’essentiel en ce sens qu’il nous oriente vers la seule réalité de toujours, la vie dite éternelle dans laquelle Dieu sera tout en tous et nous en Lui. Vivre déjà en espérance selon ce nouvel axe, selon cette sublime perspective, c’est connaître la force de traverser l’épreuve et la mort. Le Christ ressuscité redonne du goût à notre aujourd’hui. Ce Messie a beau passer par la croix, il est la puissance et la sagesse de Dieu. Il est déjà la lumière qui brille dans nos ténèbres et balise tous nos chemins.

                                      

 

 

 

 

« Passer de la mort à la vie »

Quatrième dimanche de Carême : une vie guérie

Nous essayons toujours de creuser notre thème de Carême : passer de la mort à la vie, et il n’est pas évident, aujourd’hui, de nous situer devant la croix du Christ dont le serpent de bronze était le symbole. Les dimanches précédents nous y ont préparés. Voyons d’abord ce serpent. Une fois de plus, le peuple de Dieu se rebelle contre Dieu. On lit dans le deuxième livre des Rois : « Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge, pour contourner le pays d'Édom ». Le peuple s'impatienta en route et murmura. Dieu envoya alors contre le peuple des serpents brûlants, dont les morsures firent périr beaucoup de monde en Israël…Et Moïse intercéda pour le peuple et comme Yahvé le lui disait, il façonna donc un serpent d’airain, sorte d’antidote (Nombres 21:4-7)SuppressionRéformeHauts lieuxDestruction du Travail de SatanTombeauxDirigeants, politiquesObélisquesSerpentsPierres. Quiconque le regardait était guéri.

Le parallélisme est évident. Nos péchés abondent : nous sommes comme mordus, blessés par eux. D’autres misères et souffrances nous attaquent et nous terrassent quelquefois. Comment en sortir ? Le nouveau serpent d’airain a surgi. Il est monté sur la Croix. Et c’est le Fils de l’homme lui-même, élevé sur l’arbre de la vie « afin que tout homme qui croit obtienne par lui, la vie éternelle». Jésus en croix est le guérisseur par excellence. Il est Celui qui nous fait échapper à un jugement défavorable malgré nos écarts. Grâce à lui, nous pouvons refuser de rester dans les ténèbres et venir à la lumière, car ce crucifié nous attire vers la vie de Pâques. Et il dépend de nous que nous choisissons le parti de la vérité sur Dieu et sur nous pour que nos œuvres deviennent des œuvres de Dieu. Alors comme st Paul le disait aux gens d’Ephèse, devant la croix, nous obtenons miséricorde, amour, vie nouvelle, salut, résurrection, entrée dans le royaume de Dieu ; sa bonté nous accueille, sa grâce nous comble et nous tire définitivement du mal grâce à la foi que nous manifestons.

Regardons plusieurs fois la croix aujourd’hui. Une croix avec le Christ crucifié d’abord parce que c’est lui qui lui donne fécondité. Et regardons une croix nue, vide, rude et rugueuse ; c’est notre croix, celle qui nous est déjà offerte peut-être, ou celle à venir, et qui nous rendent comme le Christ. Mais, dans la foi, en disant oui à la croix, malgré l’effroi qu’elle peut provoquer, songeons qu’elle est chemin de gloire et de joie infinies.

 

 

 

« Passer de la mort à la vie »

Cinquième dimanche de Carême : une vie  nouvelle

              Huit jours avant d’entrer dans la grande semaine sainte, nous concluons notre thème, « passer de la mort à la vie ». Nous sommes devant le grand chambardement de nos vies, exprimé sous forme imagée : devenir grain, être semé en terre, périr pour porter du fruit et un fruit abondant : « Si le grain ne meurt… ». C’est l’image de notre vie et de notre vocation. Les Filles de la Charité qui ont vécu l’assassinat du Père Hamel ont écrit : « Ils ont essayé de nous enterrer. Ils ne savaient pas que nous étions des graines ». Prolongement de l’Evangile. Nous sommes apparemment voués à la disparition totale mais Jésus nous dit aujourd’hui : « ce n’est pas vrai ; vous êtes orientés vers une disparition provisoire, mais vous revivrez et votre nouvelle vie sera très féconde, riche en productions nouvelles ». Nous avons beaucoup de peine à croire en cela mais ce sont des mots de Dieu et ils ne peuvent être pris à la légère ! Certes disparaître pour renaître, c’est un passage difficile et nous remarquons aujourd’hui, que Jésus lui-même l’a redouté : « Je suis bouleversé ! » Mais son Père l’encourage : « Tu seras glorifié », exalté, et lui-même peut dire : « j’attirerai tous les hommes à moi ». Voilà une issue très bonne, malgré nos chemins de croix, nos calvaires qui prennent de multiples formes.  Nous pouvons « crier » comme le Christ de l’épître aux Hébreux mais, comme Lui, nous serons exaucés et connaîtrons la vie offerte à nouveau comme un hommage à Dieu qui nous comblera au-delà de tout ce que nous pouvons espérer.

Bien sûr, cela nous apparaît un peu comme un beau conte de fée et nous pensons que ce n’est pas pour nous. Notre foi est chancelante et fragile mais, quand nous relisons les dernières pages des quatre évangélistes concernant la Résurrection de  Jésus, nous nous prenons à penser que ce qui a été réel et fait pour l’un, Jésus lui-même, peut l’être pour tous. Notre espérance refleurit et nos cris de douleurs deviennent des chants de joie et d’action de grâces. Au bout de tous nos tunnels, il y a la vie nouvelle que nous rapportons à Dieu comme son chef d’œuvre d’amour! Dans 15 jours nous pourrons chanter Alléluia après le baiser à la croix.

                                             

 

 

 

 

 


 

Le  5 février 2018



[1] Les Carêmes A, B, C ont toujours les deux premiers dimanches semblables, suivant l’évangéliste en cours : tentation et transfiguration. Cette année B suit Marc.

le 15 février: le 4L Trophy en passant par le Berceau le 14...

Depuis quelques années, nous avons l’habitude d’accueillir au Berceau quelques participants du 4L Trophy. Les liens se sont fait par la Société de St Vincent de Paul, qui sponsorise quelques équipages et qui leur propose de profiter de leur passage près du Berceau, puisque le départ de la course se fait de Biarritz. C’est l’occasion pour ces jeunes de découvrir le lieu, plus encore le grand homme qui est né là.

Pour l’édition 2018, six équipages se sont arrêtés, partis depuis Reims, Lyon, Nîmes … ou Magescq, tout près !

Au rendez-vous fixé, nous n’échappons pas à une attente plus ou moins longue, selon les conditions de circulation, la vaillance des chauffeurs et des voitures … Nous avons le temps d’échanger sur les premières astuces et péripéties vécues, dans la préparation et l’acheminement au point de départ. C’est une fois tous rassemblés que le ciel clément ne se retient plus et laisse tomber une pluie de plus en plus pressante. La bénédiction de Dieu, demandée dans la prière et signifiée par l’aspersion, devient plus que manifeste. Dieu très bon appelle l’homme à partir, à la rencontre de l’autre, pour partager la vie. Nous croyons qu’il accompagnera ces jeunes dans les confins du Maroc, sur leurs chemins d’aventures et de croissances humaines.

Frédéric Pellefigue cm

Le 11 novembre 2017 on béatifiait un lazariste lié au diocèse de Dax

Le berceau à la rencontre des centres d'accueil et spirituels de France organisée par la CORREF

 

 

Nous étions une centaine de près de 80 lieux de toute la France : du centre spirituel Ste bernadette à Nevers au centre d’accueil de l’Affleck (centre d’accueil spiritain dans la Drome), du centre d’accueil ignatien breton de Penboc’h au centre spirituel la pommeraie des frères des écoles chrétiennes en Isère, du centre spirituel et d’accueil du Berceau à Dax au centre d'accueil de près de Bordeaux, du centre d’accueil de l’Assomption à Lourdes au centre spirituel de Baurain en Belgique, l‘alternance entre présentation et travaux de groupes en région ou par responsabilités et enfin en instituts c’est toute une dynamique qui s’est dégagé.

 

C’est Monique Hébrard qui ouvrira la session en replaçant nos services dans la société contemporaine comme une réponse d’Eglise à nos contemporains moins en recherche de religion qu’en recherche de sens.

 

 Elle nous redit que depuis la guerre les pratiques religieuses ne cessent de diminuer et que l’on voit émerger un humanisme ésotérique, es traditions religieuses devenant ressources de sens, et le religieux se logeant dans le secteur new âge de vision orientale.  Les sociologues mettent en évidence la demande d’expériences ésotérique, le chamanisme, l’astrologie, et l’art divinatoire, une recherche paix intérieure et désir d’expériences mystique hors cadre.  On associe volontiers spirituel et psychologie religieuse sans institution.  On recherche du côté de ce qui fait du bien, ce qui donne du sens, des pratiques corporelles et énergétiques….la méditation devient un exercice bénéfique de santé que l’on rationalise en l’étudiant en neurosciences.

 

 Il est facile de constater que la déconstruction du religieux conduit au burnout au stress occasionné par la perte de sens. Et l’on voit en retour des pratiques du jeune, un retour à la sexualité sans produits pour une écologie du corps. En en même temps la multiplication des coach et l’émergence du nihilisme qui provoque les extrémismes nés de la recherche de repères (notamment le djihadisme)

 

Cela entraine la naissance d’associations du patrimoine pour défendre les églises, car porteuse d’histoires familiales, on note des conversions dans le monde des médias, de la littérature, du cinéma, des spectacle et des revues qui remettent la foi en exergue.

 

Face à cela nos centres sont des lieux de discernement, des lieux aux frontières ancrées dans l’amour des hommes et l’amour de Dieu. Des lieux ou l’on tente d’articuler à nouveau  le ‘je’ (de la conscience) et le  ‘nous’ de la liberté des racines revisitées par une histoire et une communauté.

 

 Puis ce sera le constat de l’évolution des demandes de pèlerinages en groupes à des demandes d’accueil individualisés d’écoute et de découverte d’univers auxquels sont étrangers les sollicitant qui ressentent les lieux comme espaces de paix, de silence, de ressourcement, de communion. Ces évolutions exigent d’adapter les réponses orientant vers des propositions nouvelles sessions d’art-thérapie pour faire son deuil, des sessions pour soigner la blessure de la mort d’un proche par suicide, retraites laïques.

 

 Tous sont certains qu’il faut faire que tous les partenaires des divers lieux (religieux, religieuses, laïcs bénévoles, salariés et administrateurs) doivent retrouver le goût d’être ensemble pour faire renaitre un projet qui soit porteur et que chacun déclinera pour apporter ce supplément d’âme dont la tradition dont ils héritent les rend dépositaire et  qu’ils vont savoir partager à nos contemporains en quête de sens.

Nous nous quitterons après avoir travaillé en instituts retenant notre attention dans deux directions développer des synergies : régionales et locales et par types de centre, et dans les réalités locales travailler à affiner les projets où missions et responsabilités seront clairement posées, afin de créer de nouveaux dynamismes (financeurs, partenaires, bénévoles) et ouvert aux moyens de communication. Puis communication : entre nous pour faciliter les gestions  techniques (gestions des biens, renouvellement des propositions) et vers l’extérieur renouvelant nos espaces et outils de communication et ouvrant nos portes à de nouvelles demandes.

 

 Une dynamique s’est enclenchée pour permettre à nos contemporains de pouvoir puiser ai diverses sources de la tradition chrétienne qui est encore source de vie à la suite de Jésus.

 

Soeur Marie-Geneviève une fille de la charité au service de l'éducation part vers son Seigneur

Parce qu’elle aimait st Vincent,

Parce qu’elle aimait les enfants, enseignantes par appel,

Parce qu’elle a mis au monde VdP (Varef),

Parce qu’elle aimait le Berceau, son point de passage incontournable pour les mois internationaux, conduis par elle,

Nous avons célébré la Messe pour elle ce jeudi 1er février 2018,

 Dieu la reçoive dans sa paix !



HOMMAGE

Née en 1930 sous le chaud et beau soleil du Gard, Sr Marie-Geneviève ne savait pas qu’elle rencontrerait un jour, un prêtre issu de 10 km de là, et qui avait entendu parler de sa famille. Les voies de Dieu sont plus qu’impénétrables ; elles sont capricieuses et quelquefois pleines d’humour. Les pas de ces deux vincentiens se sont croisés à ce qu’on appelait alors « la CdO », la Centrale des Œuvres ou en raccourci, ‘la Centrale’, œuvre de sr Suzanne Guillemin. L’un était jeune directeur de sœurs orienté par ses supérieurs sur st Vincent et fasciné par l’étude de sa spiritualité et l’autre sortait de maisons d’enseignements pour enfants et jeunes. Des réunions  multiples à Paris et au Berceau les ont réunis pour mettre sur pied, les premiers mois vincentiens internationaux et la charte de l’enseignement vincentien, aujourd’hui fédération des tutelles sous le nom de VdP (en un temps VAREF).

Sr Marie-Geneviève était une vraie méridionale, toujours joyeuse, laborieuse, studieuse. Elle possédait l’art de la transmission : des filles de la charité du monde entier pourraient en témoigner ! Très vive, leader de nature, organisatrice et stimulante, elle entrainait et enthousiasmait. Elle aimait les pauvres, ça va sans dire, désireuse de former des sœurs capable de mieux faire connaître «  la mystique du pauvre et celle du service ». Le soir tombé, elle a passé le flambeau et s’est retiré rue du Bac puis à la Maison Sainte-Hélène d’Epinay-sous –Sénart, s’enfonçant dans une nuit de l’esprit que nul ne voudrait connaître. A cette évocation, me revient en mémoire la phrase de st Vincent qui la résume tout entière : « Pour témoigner l’amour et l’honneur que nous devons aux pauvres, je me rendrais très volontiers pauvre pour les servir » (IX, 56). Tel fut son dernier service, tel est son ultime message. Merci. Et que Dieu lui soit miséricorde et paix. (J-P Renouard cm)

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