la dernière semaine de carême avec le Berceau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Passer de la mort à la vie »

Cinquième dimanche de Carême : une vie  nouvelle

          

Chers Amis,

De l’avis des plus grands scientifiques, le constat est flagrant, nous vivons trop sur fond d’images avec nos télévisons, portables, caméras, écrans de toutes sortes: le virtuel est roi. Parallèlement nous voyons ceux qui nous nourrissent, nos paysans, insister sur leurs difficultés, accablés qu’ils sont de charges et de lois et pourtant les plus proches du réel puisqu’ils font corps avec la nature. Nous ne savons plus regarder l’authenticité et le rapport vital qu’elle nous offre. Cela est l’indice que le vrai nous échappe ; nous devenons petit à petit, des êtres artificiels, falsifiés et falsificateurs. Il y a mieux à faire pour aujourd’hui et pour demain quand vivre pleinement est notre vocation.

1°Regardons les jours que nous vivons.  Cette semaine, a été évoquée l’anniversaire de la mort terrible du Père Hamel. Les Filles de la Charité qui ont vécu l’assassinat ont écrit : « Ils ont essayé de nous enterrer. Ils ne savaient pas que nous étions des graines ». Prolongement de l’Evangile de ce jour. Comme toute semence, nous sommes apparemment voués à la disparition totale mais Jésus nous le redit aujourd’hui : « Vous n’êtes orientés que vers une disparition provisoire car vous revivrez autrement et votre nouvelle vie sera très féconde, riche en productions nouvelles ; et même déjà vous pouvez renouveler votre façon de penser et d’agir ». Nous avons beaucoup de peine à croire en cela mais ce sont les mots de Dieu et ils ne peuvent être pris à la légère ! Pour qui sait regarder la nature, avec le printemps qui arrive, tout est promesse de vie, même au-delà d’un coup de gel. Cela vaut pour nous-mêmes : toute vie humaine est traversée de blessures, de morts et de pertes. Mais dans le même temps, elle connaît des joies, des remises à flots, des guérisons et de nouveaux départs.  Voilà une issue inattendue, une fécondité inouïe, malgré nos chemins de croix, au-delà de tous nos calvaires qui prennent de multiples formes. Toute existence connaît la joie de la renaissance, offerte à nouveau comme un hommage à Dieu qui nous comble au-delà de tout ce que nous pouvons espérer. Imitons ceux qui se remettent debout, qui s’élancent pour une nouvelle vie après de graves ruptures, deuils, séparations, opérations etc. Au lieu de gémir, regardons la vie qui san cesse 

 

 

 

se manifeste à nous sous des formes variées et constantes. Elle est annonce de notre à-venir.

II. Regardons maintenant ce à quoi nous sommes appelés à vivre pour toujours. Ce que nous voyons du réel se produit aussi au spirituel. La réalité est comme un espoir fou qui nous habite : tout chrétien sait qu’il revivra en Christ. Notre foi est chancelante et fragile mais, quand nous relisons les dernières pages des quatre évangélistes concernant la Résurrection de  Jésus, nous nous prenons à penser que ce qui a été réalisé pour l’un, Jésus lui-même, peut l’être pour tous. Notre espérance refleurit et nos cris de douleurs deviennent des chants de joie et d’action de grâces. Au bout de tous nos tunnels, il y a la vie nouvelle que nous rapportons à Dieu comme son chef d’œuvre d’amour! Au bout de nos péchés, il y a la promesse de Dieu, sa véritable alliance.« Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés », nous a dit Jérémie et« Le Christ est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel » nous confirme l’auteur de la lettre aux Hébreux.

***

Cette semaine, le diocèse d’Aire et Dax a enterré un prêtre poète sensible et souffrant André Bret, dont le premier ouvrage, « Lumières d’ombres » fut couronné par l’Académie Française. Il nous laisse un testament  aux accents pleins de foi et dont je vous livre quelques vers tout simples :

« …Quand je serai debout devant la porte étroite

Et devant ton Royaume où seul entre l’amour,

Dans l’ombre d’un recoin, pauvre Ombre maladroite,

Je tremblerai d’effroi en attendant ton Jour…

  Mais mon cœur est en paix ne craignant pas cette Heure,

Car je sais, ô mon Dieu, que tu m’accueilleras ;

Et quand je frapperai, sans bruit, à ta demeure,

Tu seras sur le seuil et tu me souriras… »  (Juin 1973)

Amis de cette chapelle, souvenez-vous, après le baiser à la croix et à nos croix, il y  a toujours le chant des vibrants Alléluia, chants de printemps et de vie.

                         Bonne fin de marche vers Pâques. Amen. (J-P Renouard cm)

                                                                                                                                                  

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Passer de la mort à la vie »

 

 

 

 

Cinquième dimanche de Carême : une vie  nouvelle

 

          

 

Chers Amis,

 

De l’avis des plus grands scientifiques, le constat est flagrant, nous vivons trop sur fond d’images avec nos télévisons, portables, caméras, écrans de toutes sortes: le virtuel est roi. Parallèlement nous voyons ceux qui nous nourrissent, nos paysans, insister sur leurs difficultés, accablés qu’ils sont de charges et de lois et pourtant les plus proches du réel puisqu’ils font corps avec la nature. Nous ne savons plus regarder l’authenticité et le rapport vital qu’elle nous offre. Cela est l’indice que le vrai nous échappe ; nous devenons petit à petit, des êtres artificiels, falsifiés et falsificateurs. Il y a mieux à faire pour aujourd’hui et pour demain quand vivre pleinement est notre vocation.

 

1°Regardons les jours que nous vivons.  Cette semaine, a été évoquée l’anniversaire de la mort terrible du Père Hamel. Les Filles de la Charité qui ont vécu l’assassinat ont écrit : « Ils ont essayé de nous enterrer. Ils ne savaient pas que nous étions des graines ». Prolongement de l’Evangile de ce jour. Comme toute semence, nous sommes apparemment voués à la disparition totale mais Jésus nous le redit aujourd’hui : « Vous n’êtes orientés que vers une disparition provisoire car vous revivrez autrement et votre nouvelle vie sera très féconde, riche en productions nouvelles ; et même déjà vous pouvez renouveler votre façon de penser et d’agir ». Nous avons beaucoup de peine à croire en cela mais ce sont les mots de Dieu et ils ne peuvent être pris à la légère ! Pour qui sait regarder la nature, avec le printemps qui arrive, tout est promesse de vie, même au-delà d’un coup de gel. Cela vaut pour nous-mêmes : toute vie humaine est traversée de blessures, de morts et de pertes. Mais dans le même temps, elle connaît des joies, des remises à flots, des guérisons et de nouveaux départs.  Voilà une issue inattendue, une fécondité inouïe, malgré nos chemins de croix, au-delà de tous nos calvaires qui prennent de multiples formes. Toute existence connaît la joie de la renaissance, offerte à nouveau comme un hommage à Dieu qui nous comble au-delà de tout ce que nous pouvons espérer. Imitons ceux qui se remettent debout, qui s’élancent pour une nouvelle vie après de graves ruptures, deuils, séparations, opérations etc. Au lieu de gémir, regardons la vie qui san cesse 

 

 

 

 

 

 

 

se manifeste à nous sous des formes variées et constantes. Elle est annonce de notre à-venir.

 

II. Regardons maintenant ce à quoi nous sommes appelés à vivre pour toujours. Ce que nous voyons du réel se produit aussi au spirituel. La réalité est comme un espoir fou qui nous habite : tout chrétien sait qu’il revivra en Christ. Notre foi est chancelante et fragile mais, quand nous relisons les dernières pages des quatre évangélistes concernant la Résurrection de  Jésus, nous nous prenons à penser que ce qui a été réalisé pour l’un, Jésus lui-même, peut l’être pour tous. Notre espérance refleurit et nos cris de douleurs deviennent des chants de joie et d’action de grâces. Au bout de tous nos tunnels, il y a la vie nouvelle que nous rapportons à Dieu comme son chef d’œuvre d’amour! Au bout de nos péchés, il y a la promesse de Dieu, sa véritable alliance.« Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés », nous a dit Jérémie et« Le Christ est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel » nous confirme l’auteur de la lettre aux Hébreux.

 

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Cette semaine, le diocèse d’Aire et Dax a enterré un prêtre poète sensible et souffrant André Bret, dont le premier ouvrage, « Lumières d’ombres » fut couronné par l’Académie Française. Il nous laisse un testament  aux accents pleins de foi et dont je vous livre quelques vers tout simples :

 

« …Quand je serai debout devant la porte étroite

 

Et devant ton Royaume où seul entre l’amour,

 

Dans l’ombre d’un recoin, pauvre Ombre maladroite,

 

Je tremblerai d’effroi en attendant ton Jour…

 

  Mais mon cœur est en paix ne craignant pas cette Heure,

 

Car je sais, ô mon Dieu, que tu m’accueilleras ;

 

Et quand je frapperai, sans bruit, à ta demeure,

 

Tu seras sur le seuil et tu me souriras… »  (Juin 1973)

 

Amis de cette chapelle, souvenez-vous, après le baiser à la croix et à nos croix, il y  a toujours le chant des vibrants Alléluia, chants de printemps et de vie. Bonne fin de marche vers Pâques. Amen. (J-P Renouard cm)

 

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